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Mercredi 13 mai 2026. Donald Trump, accompagné de technocrates et de milliardaires, arrive à Beijing (Chine) avant de se rendre à Pékin. Il est accueilli dans un cadre officiel planifié avec soin. Décor exceptionnel. Tapis rouge. Mise en scène extraordinaire. Spectacle de la garde militaire et de jeunes brandissant les couleurs à prédominance chinoise. L’empire…

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Mercredi 13 mai 2026. Donald Trump, accompagné de technocrates et de milliardaires, arrive à Beijing (Chine) avant de se rendre à Pékin. Il est accueilli dans un cadre officiel planifié avec soin. Décor exceptionnel. Tapis rouge. Mise en scène extraordinaire. Spectacle de la garde militaire et de jeunes brandissant les couleurs à prédominance chinoise. L’empire civilisationnel impressionne le président des États-Unis : « C’est beau, la Chine! ».

Les discussions entre Trump et Xi Jinping semblent sceller le début de la fin du monde unipolaire tel qu’il existait depuis la fin de la Seconde Guerre. En fait, les États-Unis, seuls, ne contrôlent plus le monde. Tant sur le plan géopolitique que sur le plan économique. Le nouveau monde est celui dans lequel le dollar US ne représente plus la seule monnaie imposée et utilisable dans le commerce international.

Trump et Xi Jinping en Chine. Source : China Pool

Comme demandeur, Trump s’ouvre à Xi Jinping et lance à ce « grand leader », comme il a dit, des propos élogieux. Ce que dit cette ouverture étatsunienne visant à négocier des accords de coopération est que le pays des descendants du dragon devient incontournable. C’est celui-ci qui mène désormais la cadence de l’économie mondiale. On fait affaire avec lui. Sinon, on rate un train à grande vitesse. 

Mark Carney a compris cette réalité; c’est pourquoi le premier ministre libéral s’est rendu en Chine en janvier 2026 pour signer des accords. Alors que Trump le critiquait, le voilà à son tour obligé de faire les yeux doux à Xi Jinping en évoquant la nécessité de meilleures relations et de coopérations bilatérales. À prendre toutefois avec des pincettes.

Une visite riche en enseignements

Xi Jinping n’a ni accueilli ni raccompagné Trump sur le tarmac. Celui-ci, en rencontrant le numéro un chinois, n’a pas osé exécuter sa traditionnelle poignée de main (« shake hands ») comme il le fait souvent pour montrer qu’il est le plus fort. Cette supériorité était du côté de son interlocuteur souvent critiqué pour ses politiques fragilisant les droits humains et aggravant les inégalités sociales.  

Trump est reparti sans obtenir ce qu’il était venu chercher : un accord sur le détroit d’Ormuz. Xi Jinping, favorable à « la stabilité internationale », l’a plutôt mis en garde à propos d’un conflit majeur dans le contexte de la guerre en Iran. Tandis que la question de Taïwan demeure un sérieux point de discorde.

L’accueil réservé aux officiels étasuniens est une démonstration de force d’une Chine, hier pauvre et aujourd’hui première puissance économique et en passe d’atteindre le premier rang des puissances militaires. Selon les observations, il l’est déjà en termes de production et d’acquisition d’équipements et de matériels hautement sophistiqués. Le progrès fulgurant de la Chine est le résultat d’une vision claire, d’une planification sur le long terme, des stratégies et des tactiques réfléchies, d’une stabilité politique maintenue ainsi que des actions concrètes.

Certains pays de l’Union européenne qui tentent de résister à la Chine suivant les ordres des États-Unis doivent bien se poser maintenant des questions. Si le Canada, les États-Unis et d’autres pays se tournent vers la Chine, pourquoi pas nous? Mais les États-Unis changent-ils vraiment leurs fusils d’épaule? La visite de Trump n’était-elle pas une étape stratégique dans la planification de la guerre contre leur rival? Inquiétudes pour l’avenir.

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