Kenscoff n’est pas un massacre de trop mais un de plus. Ce drame de plus est survenu dans l’attente :
- de la justice inique de ceux qui étaient si pressés de secourir l’Ukraine par exemple;
- des Forces d’intervention rapide qui marchent à pas de tortue pour ne laisser aucune miette des fonds de malédiction collectes pour sauver Haïti;
- d’un Prince des mercenaires qui se la coulent au soleil des Tropiques;
- de ceux qui disent diriger l’État haïtien, qui se saoulent journellement dans l’insouciance crasse, l’indifférence aveugle, l’indignité maladive, la médiocrité abjecte, la passivité active… Misant bien sur votre capacité à accepter l’inacceptable, à taire votre colère humaine, votre révolte légitime… Vous, forces de lumière soi-disant, incapables de vous rassembler et mettre en déroute, en minorité les abominations ambulantes à morphologie humaine, forces, sources de ténèbres…
C’est un massacre de plus qui met en lumière le cynisme, la lâcheté, la complicité, la peur des laideurs (leaders), acteurs politiques au pouvoir et dans l’opposition. Comment penser mener campagne, donner meeting, espérer le vote de personnes déplacées fuyant la terreur, l’horreur quand ils font le constat permanent de votre tiédeur face au crime organisé…? Quelles seront les promesses à faire pour donner des espérances concrètes à leur mal-être existentiel, à leur misère? Les faux espoirs d’hier, c’était permis à des gens peu conscients de la réalité effective… Mais ils sont désormais meurtris dans leur chair, esprit, âme… Pour être, eux-mêmes, victimes pleurant la mort de proches, père, mère, enfants, sans sépulture. Pour avoir perdu leur petit lopin de terre, maison, seule source de revenus ou raison d’être… et, surtout, leur habitus!
Briser le moule pour s’échapper
Il faut se mettre à la place des dirigeants pour savoir comment font-ils pour soutenir le regard acusateur, sévère des membres de sa famille (enfants, père, mère, femme ou femmes), s’ils ne sont pas, comme eux, apatrides, inconscients, traîtes, crapules, esclaves soumis, volontaires… pour serrer la main d’anciens amis, condisciples, professeurs, pasteurs, prêtres, religieux qui ne sont pas, eux, vendeurs de temple, affairistes, hérétiques, incrédules, mécréants… Il le faut!
Bien savoir s’ils n’ont d’autres choix que de perdre leur respectabilité, dignité, amour de soi et des autres dans l’amour humain universel… il faut savoir si la politique est corruptrice des mœurs, des âmes, des consciences, des volontés! Si elle n’a pas d’éthique comme la mafia en a bien une. Pour savoir comment peuvent-ils être solidaires dans le mal, sans jamais penser le bien, à faire le bien, à se sentir bien dans une peau de citoyens, patriotes, nationalistes, déterminés comme d’autres à entrer debout dans l’histoire du pays, dans le cœur des populations, dans le respect, l’adulation, l’admiration de la société…
Il faut savoir comment casser le moule de ces dirigeants-là, pour eux-mêmes, éventuels bénéficiaires d’une saine justice… Pour le pays qui enfin doit, peut faire l’expérience de la bonne gouvernance, de souveraineté, de système de sécurité fiable, de politiques publiques crédibles en toute matière (assistance sociale, logements sociaux, aménagement du territoire, système carcéral…).
C’est sur notre croyance en ses tâches bourgeoises, républicaines, actions généreuses que nous forgeons notre foi inébranlable en la Reconstruction nationale… Hors de là point de salut…!

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