Tenons compte de la modernisation bâclée de la société haïtienne, de la nécessité de préserver valeurs, normes, coutumes, traditions, cultures du pays, et de fonder son avenir sur le remembrement de la plus petite cellule sociale : la famille… Il est indispensable de repenser l’éducation des jeunes – de l’enfance jusqu’à l’âge adulte – pour s’assurer d’y jeter les bases, fondements solides, réalistes, adaptées, pragmatiques dans cette perspective du processus de Reconstruction nationale…
Tantôt nous avons défendu, avec la rigueur de Sandrine de Sixto, la thèse qu‘il faut bien éduquer les garçons autrement. Pour construire les hommes qui peuvent établir des rapports équilibrés avec les femmes… Sur une base égalitaire qui implique partage de responsabilité, respect mutuel, communauté de biens, partage équitable, liberté réciproque… En union libre ou dans le mariage…
Mais il faut, pour cela, lever le voile, la chape de plomb sur la sexualité dans le couple qui, bizarrement, peut constituer :
- un ciment, si celle-là est harmonieuse, consentie selon des critères définis tel un besoin physiologique partagé…
- une pomme de discorde, si elle devient objet de chantage, marchandage, manipulation, suprématie…
Venons-en donc aux faits, en fonction de tout ce qui précède…!
Hier, les hommes étaient coqs du village, bons chasseurs épinglés, décorés brandissant le trophée des tourterelles suspendues à leur cou… Aujourd’hui, les femmes réclament le plein droit de faire l’expérience d’homme autre que leur conjoint, si besoin est. Que faire…?
Hier, les hommes défendaient leur territoire contre tout autre mâle, fermaient les yeux sur les femelles ne représentant pas un danger, plutôt, une basse-cour supposée… Aujourd’hui, ceux-là doivent lutter contre d’ennemis invisibles. Pas d’êtres vivants seulement mais d’objets utilisés à volonté, à souhait, sans permission, qui cassent monopole, suprématie et font d’eux, sexuellement, des meubles inutiles, encombrants, contre-performants, en plus. Que faire…?
L’espoir d’une rivale a fait son chou blanc, ce qui les rendrait tout aussi indépendants. Ne rendant de comptes qu’aux yeux des invisibles, seuls à les voir. Les poupées intelligentes ne sont pas à la portée de modestes, pauvres hommes dans cette société poussant ses fils à la faillite. Que faire…?
Nous, qui n’avons plus rien à vendre ni à acheter, n’avons aucune crainte d’en parler et trouvons notre bonheur dans celui de nos frères, sœurs qui croyons que nous avons échoué… Sans rancune, nous devons penser le bien de l’autre société, l’autre pays à construire, au sort qui doit être fait à ces coqs déboussolés qui voient banni leur droit face à des poules qui font de l’insoumission l’éveil des bas instincts, hier, profondément enfouis…
Les femmes, de plus en plus, sont conscientes de leur pouvoir de procréation, détenu sans partage et font faveur aux hommes de leur choix exclusif. Que faire…? S’il y a des hommes qui veulent bien croire le contraire n’admettant pas la stérilité masculine, antécédents, maladies vénériennes… Toutefois, le cas des hommes ayant élevé des enfants d’un autre père, tapis dans l’ombre du couple, doit être également réglé juridiquement…
C’est sur la rigueur d’une Femme aux yeux réellement bandés, ne devant nul traitement de faveur à personne, que la société haïtienne doit miser…
Il faut bien miser sur l’éducation au sein de familles équilibrées qui puissent garder les hommes et femmes captifs soumis, esclaves volontaires de la dignité, des valeurs, de l’honneur, du civisme, du patriotisme au temps souhaité, béni de la Reconstruction nationale.

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