Vous êtes abonnés à une, souvent aux deux compagnies de téléphonie mobile existantes par prudence et expérience… Vous disposez du dernier gadget ProMax 18, 20… Vous payez un abonnement à un plan de trente jours moyennant la fourniture de X mégabits… Sur les trente jours promis, vous passez trois, quatre jours de chaque semaine hors circuit, même en migrant d’un réseau à un autre, dans un va-et-vient interminable…

Il faudrait logiquement vous dire qu’au moins deux des clauses du contrat ne sont pas respectées… D’abord, il faudrait par un petit calcul arithmétique prélever, déduire les jours sans signal de ceux promis… Sans être trop tatillon concernant les jours où le signal est instable, indisponible durant des heures.

Ensuite, il faudrait s’attendre à des excuses, par civilité et respect, pour le dérangement, mais, surtout, au remboursement des unités non fournies, à la prorogation de la date de fin de contrat jusqu’à concurrence des jours ratés.

Problème à proposer pour résolution rapide au primaire (cours préparatoire) au temps où les élèves ne se servaient pas de calculateur électronique ni de leur téléphone aux examens officiels!

En fait, depuis la deuxième indépendance en 1986, pire, durant le règne des bandits légaux, ce problème devient insolvable par nos experts en mathématiques, statistiques, sciences politiques, économie, administration blanchis, nourris, nommés, payés par l’État pour l’unique raison que les clients et citoyennes, citoyens sont devenus  « plumables »,  « dépeçables » à souhait… Où voulons-nous en venir?  

Nous posons souvent la question de la nécessité impérieuse de penser la reconstruction nationale dans nos réflexions sur la survie du pays; donc, il est indispensable de faire l’inventaire des erreurs du passé… Pour ne plus jeter le bébé avec l’eau du bain, comme en 1986.

Il doit exister, existent des organismes de contrôle de l’État pour éviter que les clients, contribuables ne soient extorqués, purgés par des commerçants, entreprises de services et biens. Pourquoi n’intervienent-ils pas pour freiner tout vol, viol de confiance à mains armées…? Il doit exister, existent des lois, règlements dans les tiroirs d’oubli volontaire, coupable pénalisant, sanctionnant l’infraction… Insulte à l’intelligence des canards sauvages que nous devenons…!

Nous espérons que ces compagnies vont être clémentes envers nous, pour ne pas nous mettre hors circuit pour insolence, étant donné que nous sommes identifiables. À tel point que, sans nous prévenir, elles nous vendent aux hommes politiques, annonceurs, nous bombardant de propagande inintelligente, de publicité insolite! À décharge, nous argumentons que le cas de ces compagnies est plus flagrant, crucial, et donc, a retenu, pour cause, notre sagacité d’esprit de client perturbé, stressé. Dans notre quête de bonheur, santé mentale, thérapie…!

À chacun son tour…! Nous comptons bien ne jamais lâcher prise…! EDH, DINEPA, PNH, FADH, FARS, SMCRS, MINUSTAH, ERIK PRINCE, ASEC, CASEC, Mairies….

L’inventaire de ce qui compte et résiste à l’usure du temps doit permettre à la nation de bien faire économie de temps pour déconstruire et reconstruire, démembrer et remembrer. Car le temps ne joue plus en faveur du pays qui a tout raté : les tâches bourgeoises, républicaines, les vertus de la modernisation, l’allègement du travail humain, l’administration de la justice, la justice sociale, le strict respect des normes universellement admises ou pluriversellement nécessaires…

Il ne faudrait plus répéter les mêmes erreurs du passé! Par euphorie, arrogance, incurie et tout le bazar des règlements de comptes sociaux, raciaux, claniques, politiques au détriment du pays… De la pleine réussite du processus impérieux de reconstruction nationale…!

Une réponse à « À ne pas répéter : les erreurs du passé! »
  1. Cher Maestro,

    Ton analyse, d’une lucidité coup de poing, résonne comme une interpellation salutaire. Dans le contexte de désarroi profond et de laisser-aller institutionnalisé que nous traversons, ton intervention relève d’une véritable urgence citoyenne. Tu poses des mots justes sur des maux que beaucoup préfèrent ignorer.

    Ta réflexion sur la nécessité d’établir l’inventaire de ce qui compte et résiste à l’usure du temps est fondamentale. Cet inventaire doit impérativement permettre à notre nation de faire l’économie d’un temps précieux pour déconstruire et reconstruire, démembrer et remembrer ce qui a été défaillant. Le temps, en effet, ne joue plus en faveur du pays. Nous faisons face au constat lucide mais douloureux d’une trajectoire historique où tout semble avoir été raté : les tâches bourgeoises et républicaines, les vertus de la modernisation, l’allègement du travail humain, l’administration de la justice, la justice sociale, ainsi que le strict respect des normes universellement admises .

    Face à ce bilan, ton texte sonne le tocsin. *Il nous rappelle qu’il ne faudrait plus répéter les mêmes erreurs du passé*. Nous ne pouvons plus nous permettre de sombrer à nouveau dans l’euphorie, l’arrogance, l’incurie et tout ce bazar des règlements de comptes sociaux, raciaux, claniques ou politiques qui se font toujours au détriment du pays.
    L’heure est à la responsabilité et à la pleine réussite du processus impérieux de reconstruction nationale. Des voix comme la tienne sont indispensables pour guider cette refondation et éveiller les consciences.

    Merci encore pour cet engagement intellectuel et citoyen de premier ordre.
    Compliments majuscules!
    G. Mervilus

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    Gilbert Mervilus

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