Le Grand-corps social haïtien se compose de plusieurs types de cellules : souches saines, mutées, rabougries, mortes…
Les cellules souches saines conservent tout le patrimoine génétique des Aïeux – divinités du pays – fait de dignité, de respect de soi et de l’autre, d’empathie, de solidarité, d’esprit de sacrifice, de volonté de liberté, de souveraineté, de fraternité, d’union ainsi que de dévouement envers la Patrie, donc, envers le collectif. Elles sont de jour en jour minoritaires et prennent du temps à se régénérer. Parmi elles, certaines sont actives, luttent pour exercer leur mission, produisent des anticorps pour protéger l’organisme alors que d’autres, majoritaires, se révèlent bien trop passives, inhibant toute possibilité de coopération avec leurs pareilles et compliquant ainsi le lent processus de régénération obligatoire à la santé intelligente, constante du Grand-corps…
Les cellules qui ont subi des mutations profondes, quant à elles, se prolifèrent, poussent comme de mauvaises herbes et se propagent activement dans tout l’organisme. Nombreuses, elles répandent toutes les mauvaises bactéries, produisent tous les effets nocifs résultant de leur mutation et deviennent, agents pathogènes mortels encore plus dangereux, quand celles-là se logent dans les points vitaux et transitent vers un quelconque organisme étranger tout en gardant des liens serrés avec leurs pareilles à l’intérieur. Les mutées sont matériellement riches et opulentes, nient leur origine spirituelle, ancestrale; elles font tout pour déstabiliser l’organisme parce que responsables et vivent du chaos, du désordre systémique….
Quant aux cellules rabougries, elles résultent de l’indifférence, l’inefficience des saines, de la crapulerie, veulerie, gloutonnerie des mutées. Devenant parasitaires, elles succombent, en raison de l’apathie des premières, de l’effet siphon-sangsue des deuxièmes. Vivent d’expédients, en « reskiyè », de rapine, de flibuste, de miettes laissées par les mutées qui trop les exploitent, les manipulent dans le laboratoire du crime, d’ « abolotyo » politique. Elles vivotent à l’intérieur du pays tout en rêvant de vivre à l’extérieur… Leur manque de conscience, de connaissance et d’intelligence les rendent difficiles, inaptes à intégrer tout processus de régénération.
Celles des rabougries (les mortes) qui s’enivrent de passivité, meurent dans l’idolâtrie, le bon Dieu bon, espérant le bien-être, le salut dans l’au-delà… ou se foutent royalement de leur âme de citoyens ou patriotes…
Il faudrait que les cellules souches saines décident de créer harmonie et cohésion entre elles, qu’elles soient actives, opérationnelles, en guérison constante, intelligente, consciente. Il faudrait qu’elles se boostent, sans lâcher prise, pour dératiser, déparasiter l’organisme, nettoyer tous les artères pour une meilleure circulation du flux sanguin hérité de l’Empereur Jacques 1er jusqu’à opérer le miracle du fonctionnement normal, régulier du cœur du Grand-corps social!
C’est à ce prix que nous pouvons espérer la reconstruction nationale, l’alignement avec les valeurs, traditions, mœurs, coutumes, culture de nos Ancêtres, de nos Aïeux. Et recommencer là où s’est arrêté le projet de société initial qui prime le collectif sur l’individualisme, le partage sur la loi de la jungle, la spiritualité sur les religions – constructions de l’Occident chrétien pour asseoir sa suprématie, son impérialisme, ses théories racistes… Que nous pouvons enfin renaître de nos cendres…!
Ces petites et humbles réflexions sont à comprendre par ceux et celles qui veulent et peuvent…!
PS. Biologistes, scientifiquement raids, nous ne nous proposions pas de marcher sur vos plates bandes académiques. Pas assez prétentieux, présomptueux pour commettre pareil crime de lèse-majesté! Ne nous tenons point rigueur puisque nous nous situons dans notre lieu virtuel, notre espace spirituel, confortablement.

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