Le communiqué du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), le 12 juin 2026, a fait allusion aux « comportements et gestes répréhensibles » du personnel policier. Mais arracher les cheveux des personnes noires ou arabes est purement un acte raciste, donc infâme. Et ce n’est que la pointe de l’iceberg, selon l’ex-policier Alain Babineau.
La culture du racisme au SPVM illustre un mal profond au Québec. Joyce Echaquan, femme autochtone, est morte à l’hôpital de Joliette à cause du racisme. Des suprémacistes blancs ont manifesté, le 31 mai 2026, à Shawinigan avec leur banderole « Je me souviens d’un Québec blanc ». Selon une femme blanche sur les réseaux sociaux, il y a trop de Noirs et d’Arabes à Trois-Rivières. Le pire est devant nous…
Face à cette réalité, les bien-pensants, au lieu de combattre les racistes, continuent de taper sur les victimes. Minimisant l’enfer que vivent les gens intériorisés qu’ils qualifient de « victimaires » , ces donneurs de leçon se confortent dans la banalisation de la discrimination raciale sytémique.

Le déni cruel de ces personnes blanches et noires
Malgré les évidences, Christine Fréchette, à l’instar de son prédécesseur François Legault, réfute l’existence du racisme systémique. Cette position signifie que le gouvernement couvre les arrières de la Police qui protège l’ordre dominant. Car, dans une société où le capitalisme – machine à produire les inégalités – domine, les garants du système assument la responsabilité de le maintenir en place.
De leur côté, certaines personnes de « peau noire, masque blanc », se voyant acceptées par les élites, nient aussi le racisme systémique. Souvent les bienvenues dans les lieux de pouvoir comme les médias, elles figurent parmi celles qui claironnent haut et fort : « Mon Québec n’est pas raciste ». Tout le Québec n’est pas raciste, mais beaucoup de Québécois et Québécoises le sont.
En fait, les dominants ont réussi à se servir de ces personnes noires. Contrairement à celles qui font preuve d’un esprit éveillé. Éveillé renvoie à « woke » au sens de sensibilité aux injustices, aux rapports de domination. L’idéologie dominante le détourne pour :
- mieux invisibiliser les opprimés;
- délégitimer les discours et les actions d’émancipation;
- défendre les intérêts et pérenniser la domination des oppresseurs.
« Un méchant, c’est un méchant »
Les racistes purs et durs ont du mal à accepter l’égalité des êtres humains. Car ils sont aveuglés par la passion, à l’instar d’Arthur de Gobineau dont le racisme scientifique, démonté par Jean-Price Mars dans De l’égalité des races humaine, a encore droit de cité.
« Vous ne pouvez pas changer un raciste […] Un méchant, c’est un méchant ». Serge Bouchard de la Commission Viens.
Le racisme n’est pas une mode, c’est une vieille idéologie violente qui se manifeste encore sur diverses formes modernes. C’est ancré profondément dans l’âme de l’individu raciste. En d’autres mots, son cerveau s’imprègne de cette haine qui le guide dans ses actes nauséabonds.
Le raciste évolue dans un système capitaliste racial qui est plus fort que lui. Il est influencé par des personnes appartenant aux castes dominantes, qui sont déterminées à continuer de profiter de leurs privilèges. À quoi sert le capitalisme sans racisme? Lutter contre le racisme sans combattre ce système n’est que pure illusion.

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