Une question nous semble pertinente avant tout. Dans son parcours scolaire, universitaire et professionnel, Thélyson Orélien a-t-il suivi une formation sur le plagiat ou pris connaissance des aspects liés à cet acte indésirable au moment de créer son chef-d’œuvre? Si oui, il s’est mis en situation de malhonnêteté intellectuelle; si non, il est victime d’ignorance (ou par ignorance). Dans les deux cas, son infraction entraîne des conséquences terribles sur sa carrière d’auteur. Et pour cause.
Les Éditions du Boréal décident de ne pas réimprimer son roman et publier ses autres livres. La maison d’édition de Montréal a justifié sa décision à sa manière :
« De nouveaux éléments, confirmés au cours des derniers jours, indiquent que l’intelligence artificielle a été utilisée dans le processus d’écriture de C’était ça ou mourir, alors que l’auteur nous avait assuré, à plusieurs reprises, ne jamais y avoir eu recours pour la création de son roman ».
La même Boréal dit toujours ignorer « dans quelle mesure l’IA a été utilisée dans la création » de ce roman vendu comme des petits pains.


Les Éditions du Boréal, communiqué, 21 octobre 2026
Hormis le problème de l’usage de l’IA
Thélyson Orélien avait reconnu ses actes de plagiat commis de 2012 à 2014, révélés par La Presse. À l’instar de la tricherie et des autres fraudes, le plagiat, une ligne rouge qu’il faut toujours éviter, constitue un comportement indésirable tant dans le champ littéraire que dans le milieu journalistique ou scientifique.
Dans les universités, les actes de plagiat sont tellement fréquents, davantage à l’ère de l’IA, que les responsables prennent des dispositions réglementaires et disciplinaires fermes.
À l’Université du Québec en Outaouais, par exemple, une personne étudiante commet un acte de plagiat si elle :
- présente les idées, les mots, les données, ou quelque autre production d’une autre personne, ou ceux générés par une intelligence artificielle, sans référencement à la source selon les normes de la discipline;
- reproduit un texte ou une partie du texte d’une autre personne ou généré par des outils d’intelligence artificielle, sans en indiquer les références selon les normes de la discipline;
- copie, en tout ou en partie, le contenu d’un site Internet, des documents disponibles sur Internet ou du contenu généré par des outils d’intelligence artificielle (texte, image, données, analyses statistiques, notamment), sans le signaler et en préciser la source selon les normes de la discipline;
- copie de l’information provenant de l’ordinateur ou des courriels d’une autre personne étudiante ou d’une tierce personne sans en indiquer la source selon les normes de la discipline;
- copie, en tout ou en partie, le contenu d’un travail téléchargé à partir d’un site Web ou tout autre moyen d’achat ou d’échange de travaux;
- produit ou génère de fausses références y compris par des outils d’intelligence artificielle.
Si et seulement si le traitement réservé à Orélien, ce jeune homme haïtien et québécois, concernerait également d’autres créateurs et créatrices…

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